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5 conseils pour aider son enfant à réussir

5 conseils pour aider son enfant à réussir

Comment aider son enfant à réussir ses études ? C’est une question que de nombreux parents se posent, ils ne savent pas quoi faire quand leur fils ou leur fille à la boule au ventre en allant à l’école, ou n’est pas motivé à travailler, ou voit ses notes chuter. La première réaction est souvent d’user d’un peu de contrainte, on oblige ou on menace, on insiste. Mais ça ne marche pas souvent, il faut en convenir. Mais c’est normal, car réussir ses études, ce n’est pas juste travailler, travailler et encore travailler. Il y a d’autres paramètre en jeu. Grâce à ces 5 conseils, vous pouvez aider votre enfant.

 

1. Avoir une bonne organisation et une bonne vision du programme

La raison principale d’une bonne organisation est de préparer le cerveau à ce qu’il devra faire. Le cerveau n’aime pas l’inconnu. S’il n’a pas toutes les informations sur ce qu’on attend de lui, il exagère les choses et votre enfant a l’impression d’être submergé par la tâche, il est moins motivé et a tendance à repousser toujours au dernier moment les sessions d’étude. S’il est mal organisé, il se sent en perte de contrôle, son anxiété augmente. Il y a aussi une autre raison à une bonne préparation : on capte plus d’informations si on s’attend à les recevoir.

Votre enfant doit avoir une idée très précise de son programme. Il doit savoir à l’avance la quantité de matières, et pour chaque matière, ce qu’il devra investir en temps d’étude. Déjà au début de son année scolaire, il doit avoir une vision claire de tout ce qu’il devra savoir.

Après cette première analyse du programme, il doit planifier toutes les échéances connues dans son agenda : les dates d’examen, les délais pour lire un ou comprendre une matière, l’échéance des travaux pratiques. Il doit respecter ce programme, sous peine d’être débordé juste avant les examens.

Pour maîtriser toute cette matière, il doit la diviser en plus petites tâches, des étapes, qu’il planifie au niveau du semestre, du trimestre, du mois et de la semaine.

Au début de chaque journée, il doit faire sa liste des to do, des choses à faire et choisir un horaire et une durée. L’avantage est qu’il sait exactement quoi faire, et qu’il peut se sentir fier chaque fois qu’il coche une tâche effectuée.

En général, les jeunes ont tendance à prendre les choses quand elles viennent, c’est normal. Il faut l’aider dans la construction de ce programme, et lui proposer régulièrement de faire le point pour voir s’il est à jour, ou s’il doit s’investir rapidement dans une matière.

 

2. Gérer le stress et les anxiétés

On en parle rarement, mais les étudiants sont très stressés et anxieux. Ils sont angoissés avant une épreuve, inquiet de ne pas réussir l’année, n’arrive pas à se motiver pour travailler, se trouvent nul et incompétent. Tout ça c’est très inconfortable, et c’est du stress.

En réalité, la plupart du temps, quand ils ont des émotions négatives liées aux études, comme la colère, l’anxiété, le trac, la boule au ventre en allant à l’école, le manque de motivation ou la dévalorisation, à la base il y a un stress.

Le problème est plus grand qu’un inconfort émotionnel, le stress diminuent leurs capacités et les empêchent de bien réussir. Ils angoissent d’être en échec, mais cette angoisse provoque l’échec.

Le stress provoque en effet des problèmes de concentration et de mémorisation, des pertes d’énergie et de motivation, des difficultés à réfléchir, des problèmes de sommeil, des émotions incontrôlables comme des sautes d’humeur ou des crises d’angoisse, des blancs lors de l’examen. A la longue, ça peut créer d’autres troubles, comme un état anxieux ou dépressif, des comportements d’évitement qui vont saboter ses études, ça peut même mener au burnout, ça existe même chez les étudiants.

Il doit donc agir pour diminuer le stress, car sans stress, il est plus serein et confiant, il a plus d’énergie, il est plus concentré en étudiant. Vous pouvez l’aider en lui expliquant comment se calmer, par la respiration par exemple, vous pouvez le rassurer sur ses capacités et l’aider à se faire confiance, vous pouvez lui proposer de faire de la relaxation. Tout ce qui peut l’aider à baisser son stress lui permet de mieux réussir.

 

 3. Mieux s’aimer, être fier de soi, renforcer l’estime

La chose la plus importante pour réussir c’est la croyance profonde qu’on va réussir. L’estime est donc essentielle pour réussir. Le problème, c’est que les jeunes ont souvent peu d’estime d’eux-mêmes. Ils se critiquent, se trouvent moche, pense qu’ils ne méritent pas de réussir. Ils ont une très mauvaise réputation à leurs yeux.

Il existe l’effet Pygmalion. Quand un élève sent qu’il a la confiance et l’estime d’un professeur, il s’améliore. A l’inverse, si un élève sent que son professeur ne l’estime pas, ses capacités chutent. Le regard des autres est important, et si on manque d’estime, on est encore plus dépendant du regard positif de son entourage. Mais le regard qu’on porte sur soi-même a la même influence. Si tous les jours votre enfant pense qu’il n’y arrivera pas, qu’il ne mérite pas le succès, ses capacités vont baisser. Le cerveau fonctionne moins bien, la motivation baisse, la concentration est difficile car les pensées sont envahies d’anxiétés. Les conséquences peuvent être dramatiques. Les résultats baissent, ce qui confirme la croyance qu’il n’est pas bon. Et c’est le début du cercle vicieux de l’échec.

Le cerveau peut véritablement geler face à la succession d’échec. Il y a un phénomène qui s’appelle l’impuissance acquise. Les scientifiques ont observé que des étudiants confrontés à 2 ou 3 échecs de suite avaient ensuite leurs capacités cognitives qui chutaient, ils ne pouvaient tout simplement plus réfléchir.

Donc l’absence d’estime et de confiance a des conséquences négatives sur les résultats des jeunes étudiants, car même s’ils ont les capacités intellectuelles requises pour réussir, ils ne peuvent pas pleinement les utiliser. C’est pourquoi le travail sur l’estime est fondamentale pour réussir.

 

4. Ne blâmer pas votre enfant s’il fait des erreurs

Pour mieux apprendre, il faut se donner le droit de faire des erreurs. Très peu d’étudiants se donnent ce droit, ils veulent être parfait, ils ont peur de faire une erreur, s’ils ne réussissent pas un examen ils sont désespérés, ils angoissent avant une épreuve car ils veulent être parfait. C’est un besoin de perfection. En soit, ce n’est pas critiquable, c’est plutôt positif d’être motivé à faire le meilleur et on peut le voir comme une qualité.

Mais ce perfectionnisme ne les aide pas à être parfait, bien au contraire. Ce besoin de perfection, en réalité, c’est un très gros générateur de stress. Quand un jeune étudiant se dit : « je dois être parfait », il se donne un objectif. Mais c’est un objectif très vague et surtout difficile et exigeant, et le cerveau va rapidement se poser la question « Et si je n’y arrivais pas ? » Rien que cette question, qui sous-entend une possibilité d’échec, va provoquer une réponse de stress, le pire ennemi pour réussir.

Donc le perfectionnisme, qui en réalité cache la peur de l’échec, n’aide pas à être parfait.

Quand on est dans un processus d’apprentissage, il faut accepter de faire des erreurs, il ne faut pas trop en avoir peur. Dans une perspective d’évolution du cerveau, les erreurs nous permettent d’avancer. Et oui, se tromper permet d’apprendre.

Mais s’il n’a qu’une émotion négative et qu’il ne voit par l’erreur comme une source d’amélioration, ça baisse son estime ou sa confiance. Il doit tirer une leçon de l’échec et se servir de l’erreur comme point d’amélioration.

C’est très bien de viser la perfection, c’est un beau moteur. Mais il ne faut pas considérer l’erreur comme un échec mais plutôt comme un levier de progression.

 

5. Mieux comprendre son cerveau

Il y a quelque chose d’incroyable, c’est que notre cerveau se transforme en fonction de ce qu’on pense de lui, ou de nous-même. Si on pense que notre cerveau peut évoluer et apprendre, il évolue mieux et apprend mieux. A l’inverse, si on pense qu’il est figé, il devient plus rigide.

Il est donc important que votre enfant comprenne le fonctionnement du cerveau, qu’il découvre que son cerveau est plastique, qu’il peut se transformer, évoluer. En comprenant le principe des connexions neuronales, à la base de toute opération cognitive, il donnera plus de sens aux comportements routiniers du quotidien.

Il sera conscient que chaque fois qu’il fait une nouvelle expérience, qu’il apprend quelque chose de nouveau, qu’il est curieux ou qu’il se force à être attentif à ce qu’il fait, il fait du stretching de cerveau. Son cerveau devient plus malléable, il s’entretient mieux et fonctionne mieux, il s’adapte plus facilement. Le cerveau est prévu structurellement pour s’affiner et s’adapter.

Si votre enfant est persuadé que son intelligence peut s’améliorer, évoluer, il a plus de motivation à faire des efforts et à être persévérant. S’il adhère vraiment à cette certitude que son cerveau n’est pas figé, la réussite devient un défi qui procure du plaisir.

Comprendre le fonctionnement du cerveau, c’est aussi posséder le mode d’emploi pour réussir. On comprend mieux pourquoi il est important de répéter certains comportements positifs, pour créer des routines d’étude. Quand des comportements positifs sont inscrits dans nos réseaux neuronaux, tout devient plus facile.

© Denis Inkei, Mind Center

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